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L’assurance vie : un placement pas toujours sûr

L'assurance vie : un placement pas toujours sûr

10/03/2013

Dans une enquête réalisée en 2011 par le CREDOC (Centre de recherche pour  l’étude et l’observation des conditions de vie), 80% des sondés disaient mal connaître les placements. L’assurance vie n’est pas ce qui se fait de plus complexe, cependant la vendre demande de la pédagogie. Est-elle composée d’obligations, sûres et à faible rendement, ou d’actions potentielles plus rémunératrices, mais bien plus risquées ? Dans un cas, on parle de produits «en euros», dans l’autre, « d’unité de compte ».

Encore faut-il que l’épargnant obtienne des réponses claires à des questions basiques, du type :

  • Le capital est-il vraiment  garanti ? 
  • Quels sont les frais de gestion ? 
  • Quid de la fiscalité ?


Enquête nationale réalisée par l’ UFC-Que Choisir en mars 2012 à travers toute la France

auprès de 1199 banquiers et assureurs. Dans le Douaisis, nos bénévoles ont visité sept agences. Les entretiens ont duré 35 minutes en moyenne, ce qui est raisonnable. Près de neuf fois sur dix, conseillers bancaires et agents d’assurances, à égalité sur pratiquement tous les critères, ont fourni des explications jugées claires. Mais clair ne signifie pas exact et complet.

Prise de risque ou pas ?

Illustration avec la notion de « capital garanti », source de nombreuses frictions entre clients et conseillers financiers. Pour un néophyte, elle est sans équivoque : j’ai placé 1 000 €, je récupère au moins 1 000 € (ce qui fait une moins-value compte tenu de l’inflation, mais c’est une autre question !). Pour un spécialiste, c’est plus nuancé. Dans le cas d’un fonds « en euros », « capital garanti » veut dire que la mise sera intacte  à l’échéance, qui est en général de huit ans, mais pas forcément au bout de quatre ou six ans. La situation d’un fonds en « unités de compte » est encore plus subtile : seul le nombre de ces unités est garanti. La valeur des actions qui les composent, en revanche, peut baisser  jusqu'à zéro ! Beaucoup de nos enquêteurs se sont vu proposer des contrats mixtes, appelés à la fois en euros et multi-supports. Cinq  fois sur sept, on leur a dit que le capital était garanti. Mais les conseillers ont très souvent oublié de préciser que cette sécurité concernait uniquement la partie en euros.

Discrétion sur les frais

Conséquence de la déprime des marchés boursiers, les actions ne dopent plus l’assurance vie. Année après année, son rendement net moyen décroît : 3,7% en 2009, 3,4% en 2010, 3% en 2011. La question des frais devient alors cruciale. Et ils sont de nature diverse : frais d’entrée, frais sur versement, frais de gestion. Le total, pour une assurance bien gérée, fluctue entre 0,8% et 1 % par an du montant de l’épargne. Les frais sont plus élevés sur les contrats multi-supports que sur ceux en euros.

Fiscalité

Nos enquêteurs ont été satisfaits des explications fournies sur la fiscalité. Elle est un atout de l’assurance vie. Elle est dégressive et au-delà de huit ans les retraits sont exonérés d’impôts jusqu’à 4 600 €  par an. Les trois quarts des conseillers ont donc spontanément préconisé d’immobiliser les fonds pendant un certain temps

Voir dossier complet de cette enquête dans la revue Que-Choisir n°506 de septembre 2012

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