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Dispositifs anti-ondes ! La Répression des fraudes sanctionne …

01/06/2016

Argumentaire « ésotérique » basé sur des études « non reconnues officiellement », vocabulaire pseudo-scientifique « fantaisiste ou entièrement inventé »... La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) confirme ce que Que Choisir dénonçait en 2013 : les patchs, étuis ou vêtements censés protéger contre les ondes des portables « sont le plus souvent vendus sur des bases farfelues »...

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a mené son enquête en 2015. Elle s'est intéressée principalement aux sites Internet qui exploitent « l’anxiété des consommateurs » vis-à-vis des ondes des portables ou du Wi-Fi, pour vendre des dispositifs de protection censés être bénéfiques pour la santé. Les produits sont souvent chers. Comptez 59 € pour un étrange caleçon Belly Armor, 99 € pour un « galet anti-ondes » Abel Franklin ou 95 € pour un bandeau de protection du ventre destiné aux femmes enceintes. La DGCCRF pointe « l’absence de reconnaissance scientifique des effets des équipements sur la santé ». Faute d'impact sanitaire avéré des ondes (même à très long terme, voir encadré), difficile de mesurer l'efficacité finale des protections. Les enquêteurs se sont bornés à vérifier les allégations des marchands sur un point intermédiaire : y a-t-il ou non réduction de l'exposition aux ondes ?

Une minorité de professionnels présentent des mesures de débit d'absorption spécifique (DAS) accrédités par des mesures en laboratoire, mais avec un paradoxe : « les tests portant sur le DAS ne rendent généralement pas compte de l’effet réel des dispositifs anti-ondes », qui peuvent dans certains cas augmenter « l'exposition aux radiofréquences au cours de l’utilisation des téléphones mobiles ». Comme le signal se dégrade, l'appareil augmente son niveau d'émission ! 

Quand les sites invoquent un effet mesurable des dispositifs sur un marqueur biologique quelconque, c'est sur la base d'études « non reconnues officiellement », « anciennes, et non actualisées », épicées d'un« vocabulaire fantaisiste ou entièrement inventé ». En un mot, du charlatanisme (1).

 

La DGCCRF a dressé trois procès-verbaux pour pratiques commerciales trompeuses, engagé une procédure d'injonction pour faire modifier la présentation d'un produit, et envoyé plusieurs avertissements à des sites. Elle a relevé par ailleurs « d’autres pratiques susceptibles de tromper les consommateurs sur leurs droits : non-respect des règles sur la vente à distance (droit de rétractation), clause abusive visant à réduire le droit à réparation du consommateur » et prévient qu'elle « continuera d’exercer sa vigilance » sur les marchands de dispositifs anti-ondes...

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