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Traitement de la DMLA

Alors que la polémique enfle sur le coût du traitement de la DMLA avec le seul médicament autorisé, le Lucentis, l’UFC – Que Choisir, refusant un inadmissible statu quo, a agi pour faire la lumière sur le passé  et pour régler le problème pour l’avenir. Outre la saisine, il  y une semaine, de l’Autorité de la Concurrence  à  propos  de  potentielles  pratiques  anti-concurrentielles  des  laboratoires  Roche  et  Novartis, l’UFC – Que Choisir presse aujourd’hui le gouvernement de publier sans délai le décret qui  permettra  aux  autorités  sanitaires  d’enfin  autoriser  un  traitement  moins  coûteux  de  la  DMLA,  l’Avastin.

Monopole de Lucentis : un surcoût d’au moins 300 millions d’euros par an
 Le  principal  médicament  utilisé  pour  traiter  la  DMLA   est  le  Lucentis (laboratoire Novartis), dont le traitement coûte près de 900 €  par mois,  avec  un  coût  pour  la  collectivité  de  428,6 millions  d’euros  en  2013,  en  progression  très  rapide  de  plus  de  40 %  en  deux  ans.    Une  alternative nettement  moins  coûteuse  existe  pourtant  :  l’Avastin  (laboratoire  Roche),  à  l’origine  un  médicament  anti-cancéreux, son autorisation de mise sur le marché (AMM) le cantonnant à ce rôle. L’Avastin représente pourtant une économie potentielle de 300 millions d’euros par an.
 
Après la condamnation italienne, l’UFC-Que Choisir a saisi l’Autorité de la Concurrence française
Le laboratoire Roche n’a pas déposé de demande d’extension de son AMM  pour soigner la DMLA. Faut-il s’en étonner, alors que par un jeu complexe de licences et de participations capitalistiques croisées, Roche est rémunéré quand son  concurrent  Novartis  vend  du  Lucentis ?  En  Italie,  les  deux  laboratoires  viennent  d’être  condamnés à 182,5  millions  d’euros  d’amende  par  l’Autorité  de  la  concurrence  italienne,  pour  des  pratiques  visant justement  à  empêcher  l’utilisation  de  l’Avastin  dans  le  traitement  de  la  DMLA.  Suite  à  cette  condamnation, l’UFC-Que Choisir a donc saisi l’Autorité de la Concurrence française et constate avec satisfaction que celle-ci procède actuellement à des investigations.
 
Un décret en souffrance qui permettrait l’utilisation de l’Avastin pour traiter la DMLA
Alors que l’intérêt de l’Avastin dans le traitement de la DMLA ne fait plus de doute, le gouvernement doit publier sans  délai  le  décret  mettant  en  place  les  Recommandations  temporaires  d’utilisation  (RTU)  pour  motif économique, en souffrance depuis plus d’un an. Cette procédure permettra ensuite à l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) d’autoriser l’usage de l’Avastin pour soigner la DMLA,  à moindre coût pour l’Assurance Maladie.
 
Pourquoi une telle passivité : une enquête parlementaire s’impose
Loin  d’être  limités  au  seul  cas  de  la  DMLA,  les dysfonctionnements passés ont pu ou pourraient concerner d’autres problèmes de santé publique. Dès lors, les  parlementaires  doivent  user  de  leur  mission  de contrôle  pour  faire  toute  la  lumière  sur  la  responsabilité de  ces  errements  et  proposer  des  pistes  de  réformes  pour  que  cette  situation  aberrante  ne  se  reproduise plus.
 
Attachée  à  la  qualité  des  soins  ainsi  qu’à  la  soutenabilité  financière  de  notre  système  de  santé, l’UFC – Que Choisir :
-  A  saisi  le  03  avril  dernier  l’Autorité  de  la  Concurrence  à  propos  des  éventuelles  pratiques
anti-concurrentielles des laboratoires Roche et Novartis ;
-  Presse  le  gouvernement  de  publier  enfin  le  décret  sur  les  RTU  pour  motif  économique  qui
permettra à l’ANSM d’autoriser l’Avastin dans le traitement de la DMLA.
-  Exhorte les parlementaires à mettre en place une commission d’enquête.

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